Accueil > Informations sectorielles > RÉDUCTION DES CONTRAINTES SUR LA CAPACITÉ DE PRODUCTION A L’EXPORTATION EN (...)

RÉDUCTION DES CONTRAINTES SUR LA CAPACITÉ DE PRODUCTION A L’EXPORTATION EN AFRIQUE : Le cas de la Côte d’ivoire

lundi 25 novembre 2013 , par APEX-CI | Association pour la Promotion des Exportations de Côte d’Ivoire

Depuis les classiques, l’ouverture au reste du monde a été considérée comme un moyen efficace d’enrichissement des nations et de financement de la croissance économique. Par contre certains économistes1 évoquent des situations désastreuses pouvant découler de l’ouverture au reste du monde, à savoir le déficit commercial. La plupart des pays africains, bien qu’étant très riches en matières premières, continuent d’avoir des soldes commerciaux déficitaires. L’une des raisons de cette situation est l’incapacité des pays Africains à transformer une partie de leurs matières premières en produits finis avant exportation. Or la société actuelle et la jeunesse africaines en particulier affectée par le mimétisme ont une forte préférence des produits manufacturés provenant de l’occident, ou de l’Asie. Ce qui a pour effet au fil des années de renforcer l’écart entre la valeur des exportations et la valeur des importations. La conséquence immédiate est d’abord la forte extraversion de nos économies car dépendantes de l’extérieur et subissant les soubresauts des termes de l’échange sur le marché international. Le défi actuel des économies africaines est la diversification des exportations, et la transformation d’une bonne partie des matières premières avant leur exportation.

Ce défi est loin d’être réaliste tant les contraintes à l’exportation sont énormes. Ainsi, alors que les pays en développement ont progressivement accru leur part du commerce mondial ( d’un peu moins d’un quart à environ un tiers grâce aux pays asiatiques (Chine et Inde en particulier), la part de l’Afrique a diminué passant de 4,3 % en 1985 à 2,9 % en 2005 (Bacchetta, 2007). De même, alors que les pays asiatiques diversifient leurs exportations en accroissant la part des produits manufacturés, l’Afrique reste cantonnée sur l’exportation de produits primaires. Cette situation dénote des contraintes multiformes à l’exportation dans les pays africains. Ces contraintes ont fait l’objet d’une analyse approfondie à travers un séminaire organisé par le CREA à DARES SALAM et qui a aboutit au lancement d’une série d’études de cas par pays.

Parmi, ces contraintes on note : les barrières douanières, les coûts de transports, l’insuffisance d’infrastructures, la faiblesse des institutions, les normes et les règles techniques [Njinké at all, (2007), Kennedy et Mbekeani (2007), Tyler (2007), Lyakurwa (2007), Oyejide (2007), Mbekeani, (2007), Hoekman, et jinkeu (2007), Ignacio (2007), Kaplinsky et Prism (2007)], les difficultés d’accès au marché (Banque mondiale, Global Economic Prospects 2004), les biais d’anti-exportation par la taxation des activités d’import substitution au profit des activités de production de produits traditionnels (Greenwald et Stiglitz, 2006) et La défaillance des marchés (Hausmann et Rodrik, 2003), l’impact du taux de change réel sur la compétitivité et la couverture du risque de change (Aghion et al, 2004) et enfin la faiblesse du capital humain et du mécanisme d’apprentissage(Hausmann, Hwang et Rodrik (2006). Cette liste ne constitue que l’essentiel des contraintes et reste donc non exhaustive.