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Petites et Moyennes Entreprises : Jean Louis Billon propose le "Programme Phoenix"

mercredi 18 décembre 2013 , par Ministère du Commerce

A l’évocation de son nom, on penserait à une opération commando dans l’armée américaine. Mais, "Le programme Phénix" présenté hier, par le ministre du Commerce, de l’Artisanat et de la Promotion des PME, Jean-Louis Billon, est un ambitieux plan de création de Petites et Moyennes Entreprises (PME) à l’horizon 2020.

Tel cet oiseau mythique qui renait de ses cendres, le Programme Phoenix vise à reconstituer le tissu des PME, avec un budget prévisionnel compris entre 150 et 200 milliards de FCFA. C’est à l’occasion de la deuxième édition "des Journées du banquier", organisée par l’Association ProfessionneIle des Banques et Etablissements Financiers de Côte d’Ivoire (APBEF-CI), que le locataire du 23ème étage de l’Immeuble Alpha 2000 au Plateau a dévoilé sa feuille de route.

Selon lui, le nouveau miracle ivoirien ne sera possible qu’en mettant les PME au centre de la politique de création de richesses et d’emplois. Lequel développement des PME doit se décliner, selon lui, à travers un programme précis et visionnaire qui fixe une feuille de route pour les années à venir. "Ce projet, nous l’avons appelé le programme Phénix des PME (c’est cet oiseau qui renait de ses cendres). Ce nom marque notre volonté de travailler à une véritable renaissance des PME, en collaboration avec les autres ministères concernés », a expliqué Billon, devant un auditoire composé de banquiers et de chefs d’entreprises.

Le progamme envisage la créaton d’un tissu de 100.000 à 120.000 PME solides à l’horizon 2020, soit un doublement par rapport aux PME identifiées par la Direction Générale des Impôts. Il devra également conduire à la création de 300.000 à 400.000 emplois formels de qualité qui auront un impact sur les conditions de vie des populations.

Selon l’ex-patron du groupe SIFCA, cet "ambitieux projet contribuera à augmenter le Produit Intérieur Brut à hauteur de 3.000 à 5.000 milliards de FCFA. Ce qui devrait permettre aux PME de représenter à terme, 30 à 40% du Produit Intérieur Brut du pays contre 20% aujourd’hui.

Quatre piliers stratégiques
Le ministre a poursuivi son exposé en présentant le mécanisme de mise en œuvre dudit projet. Ainsi, quatre piliers stratégiques et trois axes transversaux de 50 mesures soutiendront ce plan.

Les quatre premiers outils se traduisent par un accès des PME au financement, avec la mise en place d’un fonds de garantie, un renforcement des capacités techniques et managériales des PME, une améIioration du climat des affaires (pour figurer en bonne place au classement Doing Business), et enfin un développement de la culture entrepreneuriale.

Quant aux trois axes transversaux, ils se traduiront premièrement par la création d’une agence de développement des PME. Laquelle, selon Billon, prendra la forme d’un opérateur pivot des principales mesures à destination des PME, avec un statut privé et des fonds conséquents doublés de ressources humaines qualifiées. Ensuite, les organisations et fédérations de PME connaitront un renforcement afin de leur donner les moyens de remplir leur rôle.

Enfin, il y aura un renforcement des partenariats avec des acteurs capables d’apporter des ressources financières et techniques nécessaires à la réussite du programme. Selon Jean-Louis Billon, cette vision sera promue dans le cadre d’une loi d’orientation pour les PME à paraître d’ici la fin de l’année 2013 ou début 2014. D’ailleurs, le Premier ministre, dit-il, a inscrit ce projet de loi dans les discussions du prochain conseil des ministres. Pour Billon, "Phoenix" est l’outil qui va redonner aux PME, leur place dans le développement économique de la Côte d’Ivoire.

Le Président de l’APBEF-CI, Souleymane Diarrassouba a, lui, fait remarquer que les établissements financiers sont déjà engagés à aider le secteur privé. La preuve, dit-il, au cours des deux dernières années, les emplois globaux des ressources des établissements ont été largement dominés par les crédits à la clientèle des entreprises privées. Ainsi, à fin septembre 2013 par exemple, sur un portefeuille global de plus 3.416 miliards de FCFA, ce sont un peu plus de 1.876 milliards de FCFA, soit 54.9% de cette enveloppe qui ont été consacrés au financement des entreprises.