Accueil > Informations sectorielles > Mine aurifère d’Affema : La construction de l’usine de production a (...)

Mine aurifère d’Affema : La construction de l’usine de production a commencé

mercredi 5 mars 2014 , par Ministère du Commerce

Le second miracle Ivoirien sera probablement en or. Seulement trente-cinq jours après la coulée du premier lingot de la mine d’Agbaou, le Premier ministre, Daniel Kablan Duncan a procédé hier, au lancement des travaux de construction de celle d’Affema, dans la sous-préfecture de Kouakro dans le département de Maféré. Le chantier durera trois ans.

Selon le Directeur Général de "Taurus Gold", Kadjo Elloh, qui gère la mine, les réserves gobales du gisement sont évaluées à 36 tonnes, pour une durée d’exploitation estimée à 20 ans. « Mais, le potentiel peut monter jusqu’à 43 tonnes », précisera Daniel Kablan Duncan.

Les investissements prévus pour la réalisation du complexe industriel sont évalués à 70 milliards répartis en deux phases. Environ 30 milliards seront affectés à la première phase qui concerne la construction et le démarrage de la mine. Les 40 milliards restants vont être orientés vers le développement et l’extension.

Pour le Premier ministre, la mine d’Affema marque le décollage économique du Sud-Comoé. En période de croisière, la mine va, en effet, générer au moins 700 emplois. Mais, il y aura de nombreuses opportunités de redistribution de revenus à travers les autres activités connexes. « La région va devenir un pôle économique important vu que l’exploitation se poursuit avec des perspectives très prometteuses », observe le Premier ministre qui place beaucoup d’espoir dans le secteur minier ivoirien.

« Cette nouvelle mine d’or, la cinquième dans notre pays, après Ity, Tongon, Bonikro et Agbaou est la démonstration d’un secteur minier en pleine expansion », se félicite-t-il. Un optimisme d’autant justifié que de nouvelles découvertes ont récemment été faites à Hiré et à Dougbafla dans la région de Divo. Mais d’autres, de classe mondiale viennent également d’être faites dans le centre, précisément à Yaouré. Il s’agit du plus grand gisement aurifère du pays avec des réserves estimées à 190 tonnes d’or métal. Son exploitation prochaine et la mise en valeur d’autres gisements pourraient hisser la Côte d’Ivoire au rang de producteur majeur d’or. L’embellie du sous-sol ivoirien touche aussi les autres minerais. A l’Ouest, d’importants gisements de fer et de nickel ont été découverts. Et des potentialités existent pour la bauxite, le manganèse, etc.

Afin de soutenir son ambition, le gouvernement s’est employé à mettre en œuvre de nombreuses réformes dont les plus importantes sont le nouveau code minier, particulièrement attractif, l’amélioration de la gouvernance du secteur qui a débouché sur la conformité aux exigences de l’Initiative de Transparence des Industries Extractives et à l’éligibilité au processus de Kimberley. Ces réformes, conjuguées à la modernisation du cadastre minier, ainsi qu’au renforcement des capacités des acteurs publics, permettent d’optimiser la gestion des titres miniers.

Par ailleurs, la mise en œuvre d’un Plan d’action rigoureux devrait apporter des solutions efficaces à « l’orpaillage sauvage » qui gangrène l’activité avec des effets pervers au niveau social et environnemental. « Dans le cadastre du nouveau code, l’Etat a prévu un cadre de concertation et de collaboration entre l’opérateur et les populations à travers le Comité de développement local minier », a annoncé Daniel Kablan Duncan. Dans ce comité, siègeront les autorités administratives, les élus, les dirigeants de la société minière et les représentants des communautés villageoises.