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Filière cacao / Après la fixation du prix de la campagne intermédiaire : Près de 1.100 milliards de FCFA dans les poches des producteurs sur l’année

lundi 31 mars 2014 , par Ministère du Commerce

Lambert Kouassi Konan, Président du Conseil d’Administration (PCA) et la Direction du Conseil Café-Cacao (CCC) étaient face à la presse le jeudi 27 mars dans leurs locaux.
Il s’agissait d’éclairer l’opinion publique sur les mesures à mettre en place pour accompagner la fixation du prix de 750 FCFA/Kg de cacao pour la campagne de commercialisation intermédiaire qui s’ouvre le mardi 1er avril.

Pour Lambert Kouassi Konan, la fixation de ce prix, en hausse de 50 FCFA par rapport au prix de la campagne intermédiaire de l’année dernière devrait permettre de distribuer 1.100 milliards de FCFA aux producteurs sur l’ensemble de la campagne 2013-2014. Et cette somme devrait permettre aux paysans de participer au développement de la Côte d’Ivoire.

« Cette croissance va pousser à la consommation la masse paysanne », estime Lambert Kouassi Konan. Pour le PCA, la campagne 2013-2014 est "inédite", car elle permet au prix de la campagne intermédiaire de rattraper celle de la campagne principale. « Cela est dû à l’évolution favorable du marché. Au déficit structurel de la production du cacao dans le monde qui, d’ici à 2020 va atteindre 1 million de tonnes de cacao », a-t-il soutenu.

La campagne intermédiaire devrait avoisiner les 300.000 tonnes de fèves même si les responsables n’ont pas avancé de chiffres, prétextant qu’elle représentait un tiers du volume total de la production ivoirienne estimée à plus d’1 million de tonnes. Avec la fixation du prix de 750 FCFA/Kg de cacao qui représente 60,5% du prix CAF, Lambert Kouassi Konan salue les efforts du gouvernement qui accepte de maintenir à la baisse sa fiscalité tout en maintenant un équilibre du barème.

Se penchant sur la campagne principale qui s’achève, le PCA relève une amélioration de la qualité. « En termes de taux d’humidité, on a une moyenne de 8,2% contre plus de 12% avant la réforme. Il y a aussi, une amélioration sur le taux de matières étrangères qui est passé à 1,1% contre 3% », a-t-il étayé.